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Restaurer les milieux aquatiques

 

Des rivières plus si naturelles…

Le Rhins est très aménagé, historiquement à des fins de domestication de l’eau (utilisation de l’eau, de la force hydraulique, utilisation des rives, lutte contre les inondations…) et ceci au détriment de la qualité des milieux et de ses habitants.
 
Les aménagements sont de plusieurs types : chenalisation entre deux murs, couverture sous dalle, protections de berges inadaptées (par gravats, poteaux, pneus…), rectifications et curages, endiguements, seuils et barrages.

Ces derniers constituent des obstacles sur le cours d’eau, générant des impacts néfastes :
-    ralentissement des vitesses d’écoulement créant ainsi une stagnation de l’eau et son réchauffement, ce qui dégrade la qualité des milieux de vie des espèces aquatiques adaptées à nos rivières ;
-    obstacles infranchissables à la circulation des poissons ;
-    blocage des sédiments qui devraient être naturellement transportés par la rivière, ce qui perturbe la dynamique de la rivière et la diversité des milieux.


Ces perturbations sont moins importantes sur des cours d’eau comme le Rhodon et le Trambouzan et dans une moindre mesure la Trambouze aval qui historiquement ont été beaucoup moins aménagés.


Les boisements de berges (ou ripisylve) sont globalement en bon état. Cependant, ils sont dégradés voire inexistants sur des linéaires. Ils ne peuvent plus alors jouer leurs différents rôles (épuration de l’eau, maintien de berges, fourniture de caches et de nourriture à la faune, ombrage…).


Sur l’amont des cours d’eau, l’implantation des résineux a aussi altéré ce fonctionnement. Alors qu’à l’aval, c’est la Renouée du Japon, espèce végétale invasive, qui banalise les berges des rivières.


Des zones humides menacées

D’autre part, plus de 400 zones humides ont été recensées sur le territoire.  Ces milieux jouent un rôle important dans le cycle de l’eau. Fonctionnant comme des éponges, elles régulent les écoulements en stockant de l’eau en période humide et en la restituant en période sèche. Ce sont aussi des zones naturelles d’épuration de l’eau. Les espèces s’abritant dans ces milieux leurs donnent un intérêt naturaliste important avec la présence d’espèces végétales et animales peu communes.


Ces zones sont parfois menacées : drainage, remblais, plantations…

 

 

 

Quel programme pour retrouver des milieux aquatiques plus naturels ?

Restaurer et entretenir les boisements de berges avec l’appui des équipes d’entretien
Implanter des boisements de berges et aménager des points d’abreuvement du bétail
Limiter la propagation des espèces végétales envahissantes (notamment de la Renouée du Japon)
Limiter l’enrésinement des têtes de bassin
Restaurer la morphologie de la rivière en rendant à la rivière des berges et un lit plus naturels
Restaurer la circulation des poissons et des sédiments en supprimant ou aménageant les obstacles
Restaurer des zones humides patrimoniales en tête de bassin
Améliorer les pratiques de gestion des zones humides
Restaurer une roselière sur le Melard à l’entrée du Lac des Sapins

Deux offres de stage pour 2018!

Le SYRRTA prépare actuellement un nouveau programme d'actions. Dans ce cadre, il recherche deux stagiaires pour 2018 pour accompagner le SYRRTA sur deux thématiques : la gestion des inondations et la gestion des plantes exotiques envahissantes  

     

 

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