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Dynamique fluviale

 

Capacité à régénérer son faciès

 

Le Rhins possède suffisamment d’énergie et de véritables processus d’ajustement sur la majeure partie de son cours. Cependant ces processus sont bloqués par les protections de berges et les seuils qui sont généralisés sur le cours d’eau. On peut distinguer 3 tronçons :

 

- Le tronçon en amont de Saint Victor sur Rhins

 

- Le tronçon à hauteur de Saint Victor sur Rhins

 

- Le tronçon en aval de Saint Victor sur Rhins jusqu’au second pont de la rocade

 
 

Deux principaux tronçons s’individualisent sur la Trambouze.

 

En amont de Cours la Ville, la rivière est dans une configuration quasi torrentielle. L’énergie du cours d’eau est donc très importante et à mettre en rapport avec sa pente.

 

En aval de Bourg de Thizy, la rivière retrouve un peu de son potentiel naturel et montre quelques processus érosifs intéressants.

 

La Trambouze présente une énergie intéressante mais qui reste limitée à cause de l’anthropisation observée sur la rivière.

 

 


Le Rhins


 

Transport solide

 

Les volumes transportés sont assez faibles. Ils peuvent cependant varier fortement localement.

 

Le cours d’eau qui possède la plus grande capacité en transport solide est le Rhodon grâce à sa disponibilité en matériaux.

 

La disponibilité est un point important dans l’étude du transport solide car il s’agit d’une variable permettant au cours d’eau de réajuster son débit solide à son débit liquide lors d’une rupture sédimentaire comme celle observée au droit du Lac des Sapins. Sur le Rhins et ses affluents, on constate globalement que des matériaux sont disponibles assez régulièrement dans les berges, qu’il n’y a pas de possibilité de recharge importante sur les berges où le versant affleure et que les possibilités de recharge dans le lit mineur sont très faibles.

 

Les ouvrages tels que les barrages ou les seuils ont un impact sur le transport solide. Ils empêchent par exemple le franchissement des particules sédimentaires et leur redistribution en aval du cours d’eau. Ces particules se retrouvent en effet piégées en amont des retenues où les valeurs de pente deviennent faibles à nulles.

 

 

 

Espace de mobilité

 

Sur la partie aval du Rhins, de nombreux aménagements ont été mis en place dans la plaine alluviale. Ces travaux ont durablement contribué à modifier et perturber les processus d’ajustement morphodynamique.

 

L’espace de liberté du Rhins sur sa partie aval avant la confluence avec la Loire a été délimité dans le cadre de l’étude géomorphologique.

 

Naturellement, une rivière façonne ses berges, transporte des matériaux, les dépose dans des zones plus calmes, et génère ainsi une diversité de profils et de milieux. Cette diversité de faciès est une aubaine pour la faune et la flore, elle permet également une meilleure auto-épuration des eaux. De plus, lors d’épisodes de crues, les débordements de la rivière sur des berges naturelles permettent de mieux dissiper l’énergie de l’eau (répartition des volumes et frein des vitesses), réduisant ainsi l’impact des inondations dans les secteurs rendus plus vulnérables.

 

Pose d'un panneau d'information - Zone humide de la Goutte Noire

  La tourbière de la Goutte Noire est une zone humide de tête de bassin versant qui joue un rôle crucial, notamment sur la régulation des débits. Il s'agit d'une véritable éponge limitant les périodes de sécheresse et les crues. De plus, ces milieux remarquables comme les bombements à sphaignes, les mégaphorbiaies tourbeuses aux nombreuses mares, sont des habitats très intéressants pour la faune et notamment pour les amphibiens.   Dans les années 1970, la zone humide de la Goutte Noire a été transformée en parcelle de bois de résineux, dans un objectif de production sylvicole. Peu adaptées, ces plantations menaçaient le site : les arbres utilisaient énormément l’eau présente, leurs aiguilles modifiaient la composition du sol, leur ombrage faisait disparaître de nombreuses espèces ayant besoin de lumière… Conscients de la grande valeur patrimoniale et écologique de la zone humide, le SYRRTA (Syndicat mixte Rhins Rhodon Trambouzan et Affluents) et le CEN Rhône-Alpes (Conservatoire d’Espaces Naturels) se sont donc associés pour définir les actions à réaliser en concertation avec les propriétaires de la parcelle. A l’automne 2015, les résineux ont été abattus puis évacués depuis le chemin, à l’aide d’un tracteur équipé d’un treuil forestier (afin de ne pas risquer d’endommager le sol avec des engins lourds). Ces travaux ont été réalisés par un groupement de deux entreprises locales.   En septembre 2016, un panneau d'information présentant les travaux de restauration réalisés et l'intérêt de cette zone a été installé par les agents d'une Brigade Rivière sur le site.     Pour découvrir le panneau, cliquez ici  

     

 

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